LES NEWS CULTURELLES D'HISTOIRES CRÉPUES #1
Expos, films, lectures, podcasts, mode, sorties !
Histoires Crépues vous présente sa nouvelle newsletter : CULTURELLE. Il y a quelques mois, vous avez été nombreu.x.ses à répondre à notre sondage sur les nouveautés qu'on pouvait apporter au site internet. Et l'une de vos demandes était la création d'une newsletter culturelle.
L'idée c'est de mettre en avant et de valoriser les initiatives artistiques et culturelles antiracistes et décoloniales.
Chaque mois, vous retrouverez nos coups de coeur pour : des expositions, des lectures, de la mode, des films, de la musique, des podcasts...
Où que vous résidiez, n'hésitez pas à nous envoyer vos bons plans en répondant au formulaire juste en dessous.
On va créer ça ensemble !
On veut vraiment mettre en avant des initiatives qui se passent un peu partout en hexagone et dans les territoires dits d’Outre-mer.

Venez participer à l'enregistrement de cette première discussion avec le collectif Ma Cité va voter ! Vous pourrez poser vos questions aux invité.e.s à la fin du talk ! Pour prendre vos places :
LECTURES

Une histoire africaine de l'Afrique
« L'Afrique est le berceau de l'humanité, et pourtant peu de pans de son histoire, ancienne comme moderne, sont bien connus. Son passé est composé de captivants récits de reines guerrières, de rois, de chefs, de prêtres et de prêtresses, de puissantes civilisations qui se sont épanouies sur les berges de fleuves ou dans l'ombre de montagnes sacrées. Pour beaucoup, en revanche, l'histoire de l'Afrique commence seulement voici quelques siècles, avec l'arrivée des Européens. Elle est dominée par les questions de l'esclavage, de l'impérialisme et du colonialisme, et elle a été écrite essentiellement par des Occidentaux. Je souhaite ici présenter l'histoire de l'Afrique à toutes les lectrices et tous les lecteurs soucieux de dissiper la myopie due à une éducation post-coloniale. »

Derrière le mythe métis
En France comme aux États-Unis ou au Brésil, le métissage fait l'objet d'une véritable obsession, entre haine raciste animée par la peur d'attenter à la " pureté de la race ", qui plonge ses racines dans l'histoire esclavagiste et coloniale occidentale, et discours bienheureux et pacificateur, qui voit en lui un espoir pour l'avènement de sociétés postraciales enfin débarrassées du racisme. Ces positions apparemment antagonistes sont en réalité les deux faces d'une même analyse : le métissage diluerait les identités raciales.

Les enfants du pays
Un thriller au coeur de la guerre de décolonisation du Cameroun
Miriam apprend que son père Hubert, qui l'a abandonnée vingt-cinq ans auparavant, est gravement malade. Déterminée à obtenir des réponses de sa part, elle se rend à son chevet au Cameroun. Son père mourant n’aura cependant ni le temps ni la force de lui raconter sa vie et ce qui l’a conduit à couper les ponts avec sa famille.

Réparer le visible
Histoires et devenir de la Cinémathèque Afrique
Réparer le visible est la première histoire critique de la Cinémathèque Afrique. Cette collection exceptionnelle de films africains, conservée, restaurée et diffusée par l’Institut français, circule à des fins non commerciales dans le monde entier, auprès des festivals, des cinémathèques et du réseau culturel français. L’ouvrage retrace la généalogie d’un fonds né du Bureau du cinéma de la Coopération française, dispositif créé en 1961, qui a accompagné l’émergence des cinéastes africains tout en prolongeant des logiques de dépendance postcoloniale. Ce faisant, il explore les mémoires vivantes portées par plus d’un demi-siècle de cinémas africains et esquisse les devenirs d’une collection.

I.D NOIRES
Récits d’exils des mains des sans-papiers
“ID. Noires est signé du studio Baraka Grafika, collectif mêlant des migrants membres du groupe bruxellois de La Voix des Sans-Papiers (Mamadou Taslim Diallo, Alberto Isifin Tchama, Halidou Ouandaogo et Thierno Dia) et des étudiants issus du master BD de l’École Saint-Luc (Amandine Bertholet, Simon Boillat, Agustin David Llosa et Margot Preham).

Darya & Dounya
Dounya semble tout faire à l'envers depuis qu'elle est entrée dans la trentaine. Elle se sépare de son amoureux, le Mec-qui-vivait-déjà-là, doit quitter l'appartement qu'il et elle partageaient, et se fait virer de son boulot dans l'associatif. L'heure est au bilan.
En faisant ses cartons, Dounya ordonne ses archives et renoue ainsi le lien avec Darya, la jeune fille rêveuse, farfelue et nonchalante qu'elle a été. Celle qu'elle croit avoir sacrifié en devenant adulte. À travers une mémoire fragmentée, elle lui raconte — et se raconte — les moments clés, les ratés, et les détours qui l'ont construite.
Et c'est par l'écriture qu'elle décide de revenir à ceux qui l'ont abîmée : une série de lettres, dures et drôles, adressées aux hommes croisés sur son chemin, dresse un inventaire sans concession du masculinisme ordinaire.
EXPOSITIONS, FESTIVALS

Đoàn tụ
Mémoires vietnamienne
“Đoàn tu, porté par le collectif Lune rougissante, Mémoires vietnamiennes met en dialogue souvenirs, enquêtes et imaginaires élaborés autour du Vietnam par différentes générations d’artistes de la diaspora vietnamienne en France.”
Jusqu'au 03 octobre 2026, à la galerie Bao,
49 avenue Parmentier, Paris 11

AFLAM
Cinémas des mondes arabes
Le Festival Aflam, Cinémas des mondes arabes se déroule du 10 au 18 octobre 2026 à Marseille, dans plusieurs lieux et cinémas de la ville, comme le Mucem, Videodrome 2, La Baleine, Les Variétés, l’Alhambra et le Gyptis.

BLA BLA LAB
Clermont-Ferrand
Cabinet de curiosités de l'éloquence
Table ronde : Les mots de la domination, s'émanciper d'une parole coloniale
Vendredi 16 Octobre 2026 à 18h30
Amzat Boukary Yabara (Historien, écrivain, consultant et militant panafricaniste)
Etienne Rougier (Sociolinguiste à l’université Sorbonne Nouvelle, spécialiste des langues régionales)
Iabé Lapacas comédien, animateur radio, militant de la cause Kanak.
Au Lieu-Dit, 10 rue Fontgiève
FILM

HAIR, WATER, PAPER...
Un film de Quý Trương Minh & Nicolas Graux
Le film dresse le portrait de Cao Thị Hậu, une femme âgée issue d’une région rurale du Vietnam. Elle appartient à la communauté Rục, une minorité ethnique qui a vécu isolée dans des grottes jusque dans les années 1950, avant d’être relogée par le gouvernement dans des villages. Aujourd’hui, elle vit avec ses petits-enfants, à qui elle transmet une langue ainsi que des savoirs traditionnels.
Au cinéma jusqu'au 9 octobre
MODE

BRAHIM DJIBRINE
“Né à N’Djamena, au Tchad, Brahim Djibrine grandit avec une fascination instinctive pour les formes, les textures, les corps en mouvement.”
Quand il décide de se lancer dans l’univers de la mode, une chose le frappe : c’est “un univers souvent élitiste, réservé à une minorité privilégiée”.
C’est ce qui l’a poussé à créer sa marque pour “créer une mode qui brise les barrières et représente toutes les identités, sans compromis.” ll produit son premier défilé “Chemin de vie” au Musée national de l’histoire de l’immigration. Une façon pour lui de prendre possession de ces d’endroits où on “ne nous attend pas.”
@ibraseli à retrouver sur Instragram
Inscrivez-vous à la newsletter
Soutenez le projet d'un seul geste, abonnez-vous gratuitement à la newsletter d'histoire coloniale et antiraciste.